L'association, créée en 2006 et régie par la loi du 1er juillet 1901, a été fondée par Sophie Litras et Jean-Claude Brialy qui la présidera jusqu’au 30 mai 2007. Le président actuel est le Professeur Francis Brunelle.

Charte


L’association a pour objet la défense en tous lieux et dans le monde entier de la mémoire de Raymond Moretti et le respect de son œuvre, dans son intégralité et son intégrité.

Elle assure la promotion du talent de l’artiste qu’il était, ainsi que celle de ses œuvres, originales comme dérivées, et ce, par tout moyen de diffusion, d’adaptation, et d’exploitation.

Elle a vocation, dans ce cadre et en particulier, de participer à tous évènements commémoratifs, rétrospectives ou autres, qu’ils soient directement organisés par elle-même, ou par d’autres structures ou groupements, personnes morales de droit privé ou de droit public, ou encore par des personnes physiques.

Journal Officiel du 8 juillet 2006

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Les membres du bureau

Conseil d’administration - Membres du bureau - 

Francis Brunelle, Président
Bernard Bled, Vice-Président; Robert Broussard, Vice-Président ; Jacqueline Chabridon, Vice-présidente ; Michel Legrand, Vice-Président ; Jean-Claude Perpère, Vice-président ;  Sophie Litras, Membre de droit, Secrétaire ; Francis Bernard, Trésorier ; Alain Peyrat, Administrateur


Membres d'honneur

Grand Rabbin Sirat, Président d’honneur
Pierre Herran, pour Raymond Devos
Bruno Finck
, pour Jean-Claude Brialy
Liliane Loeb, 
pour Lucien Loeb
Sylvain Hitau
David Boccara et Marine Litras, filleuls de Raymond Moretti.


Le mot du président

Ma rencontre avec Moretti.

Il était dit quelque part que je devais rencontrer Raymond. En 1990, responsable de l’organisation d’un congrès de la recherche en imagerie médicale, je cherchais une idée nouvelle pour réaliser l’affiche de ce congrès.

Je voulais sortir des habituelles photos de la tour Eiffel, du pont de l’Alma, etc…

J’ai donc cherché à confier à un artiste la réalisation de cette affiche. Je connaissais Raymond Moretti de nom, je connaissais le dessinateur, je ne connaissais pas l’homme. Des amis communs me l’ont fait rencontrer. Un déjeuner fut organiser dans son restaurant QG El Karim, place de reflets à la Défense.  

J’étais donc là, à l’autre bout de la table croisant de temps en temps le regard de Raymond, occupé qu’il était à assurer la conversation de nos amis communs. Comme à l’habitude, le déjeuner s’éternisa et au moment de nous quitter, la personne qui avait organisé la rencontre s’étonne, s’exclame et apostrophe Raymond en disant : « mais Raymond nous sommes venus aujourd’hui déjeuner avec toi pour que tu puisses prendre contact avec Francis Brunelle afin de travailler sur son projet d’affiche ». Raymond lui répond avec cette acuité tranquille : « mais Jean-Pierre, cela fait deux heures que nous travaillons avec Francis ». 

La filiation de notre amitié remonte bien au delà de ce déjeuner. Ma mère en effet, Professeur de lettres classiques, avait porté une véritable vénération pour Romain Roland. Il avait fait découvrir à l’intelligencia française Panaliti Strati, qui lui-même était un proche de Joseph Kessel. Mon frère, il y a de cela 40 ans, m’avait offert un livre de Joseph Kessel : Des Hommes. 

Joseph Kessel raconte dans ce livre les quelques personnalités qui ont marqué sa vie d’homme, dont Panaliti Strati et dont Raymond Moretti. Il parle dans ce livre du monstre, cette sculpture inachevée que Raymond a construit tout sa vie. 

J’avais donc déjà rencontré Raymond avant de le voir. 

Raymond a été essentiel dans ma vie de tous les jours et surtout dans ma vie de sculpteur. Je venais régulièrement montrer à Raymond mes nouvelles sculptures, afin non pas de rechercher son approbation, mais de voir comment le regard de Raymond déshabillait ces œuvres. Raymond ne jugeait jamais une œuvre, Raymond était dans un autre monde.

J’avais besoin de Raymond parce qu’il me confortait dans l’idée que l’on puisse son chemin sans avoir besoin de l’approbation des proches, des critiques, de la morale, bref des censeurs. Raymond Moretti avait décidé que sa vie serait sienne et il m’aidait à poursuivre ce chemin, qui est probablement le plus difficile des chemins, trouver sa propre vérité. 

Raymond m’a aussi fait comprendre ce que j’écrivais à l’intérieur de mes propres sculptures. Il m’a fait comprendre que telle structure, tel dessin était une figure du Christ. Il est à l’origine d’une sculpture que j’ai appelé le Tryptique. Cette sculpture, je lui ai offerte, elle est en fait le portrait de Raymond Moretti. 

Raymond Moretti est un tryptique.

Francis Brunelle, président